vie et avis perso d'une sur-vivante. Blog d'information et d'aide aux rongeurs.

Est-ce que le fait de montrer de la joie, lorsque l'on revoit quelqu'un de qui on avait été séparé, est quelque chose de conventionnel ?
Doit-on toujours le faire sous peine de passer pour quelqu’un d’insensible, de méchant, d’égoïste et autres… ne peut-on pas simplement faire comme on le sent ? Et si c’est quelqu’un qui est important dans notre vie, est-ce que cela signifie que l’on n’a pas de cœur, est-on insensible ?
Comme ceux qui ne pleurent pas à l’enterrement d’un proche, personne ne sait si c’est parce qu’ils ont épuisé leur stock de larmes ou juste qu’ils ne sont pas sentimentaux… (ou autres raisons)
Ce que je me demande, c’est à quel point on doit extérioriser ses sentiments lors de retrouvailles.
Et si à l’inverse, c’est l’autre qui ne nous fait pas l’accueil que l’on attendait, si l’on se sent triste, abandonné et vexé, est-ce normal aux vues de la situations ou est-ce que l’on est trop sentimental ou trop attaché aux convenances ?
Doit-on crier, sauter, parler avec beaucoup de gestes, que doit-on faire, ne peut-on juste rester en silence, comme savourant (intérieurement) la joie ?
Est-ce que à l’annonce d’un bébé on doit forcement s’exprimer comme une si on annonçait à une lycéenne qu’elle a gagné le prix de beauté du conté ? Est-ce que les réactions que l’on a et que l’on attend des autres sont dues aux habitudes ? Et si elles ne se réalisent pas, cela fait-il de l’autre un être insociable ?
Peut-on en vouloir à quelqu’un qui simplement n’aime pas s’exprimer de ne pas faire l’étalage de ses sentiments ?
Même si cela est important ?
Jusqu'à quel point les réactions que l’on attend des autres peuvent-elles influencer nos jugements sur ces personnes ? A-ton vraiment le droit de les classer selon des critères propres à nous et injustes envers eux ?
Mais est-ce que tous les coups sont permis ou est-ce qu’il existe un code de guerre, lorsque l’on s’est senti blessé ? On dit souvent que les femmes sont terribles lorsqu’elles décident de se venger… respectent-elles le code ou est-ce que justement, si elles sont tant redoutées, c’est parce qu’elles ne font pas de quartier et qu’elles rusent. C’est qu'elles seraient plus sensibles à des détails qui paraissent sans importance pour les hommes, et qu'elles se blesseraient plus souvent… Se sentir triste mais en même temps avoir de la rancœur, c’est courant comme sentiment dans le cœur des femmes. Tout le monde fait des imbécilités par blessure…
C’est tellement important parfois les conventions en fin de compte, on s’y est habitué.
Est-ce que ne rien avoir à dire signifie "je ne me trouve pas assez intéressant pour parler de moi", ou "je ne te fais pas assez confiance pour te parler de moi"...
Comment quelqu’un qui vit depuis plusieurs années n’aurait rien à raconter ?
Est-ce que le prendre pour soi est une erreur, si on ne le supporte pas, est-ce une raison pour tout laisser tomber ?
Le monde est bien de plus en plus exigeant, on largue bien parce qu’on n’aime pas le style de coiffure ou la couleur des chaussettes, alors est-ce qu’un silence persistant peut-être un motif aussi ? Et si l’on précise que c’est un motif de blessure constante…
Lorsque l’on ne sait que comment répondre à certaines conventions, on ne fait rien… ou alors on fait quelque chose de maladroit que l’on regrette après, on se dit que l’on est passé pour un con...
Et si l’on en parle, c’est toujours mal venu, c’est comme ouvrir le dossier ex, c’est toujours un sujet de gêne…
Alors que peut-on faire ?
Doit-on subir infiniment des réactions que l’on déteste, qui nous blessent ou peut-on en parler ? Comme l’éternel pincement des joues, caricatural des bonjours de grand-mère, peut-on lui dire que l’on déteste lorsqu’elle nous écartèle nos joues délicates ? Ou est-ce une sorte de pitié si l’on ne dit rien ? Et en amour, est-ce de la peur, ou de la pitié de se taire ?...Le fait de ne pas dire ce que l’on en pense, est-ce comme ne pas réagir comme l’autre attend (après tout, conventionnellement, on attend que dans une relation quel qu’elle soit, l’autre nous parle quand ça ne va pas) ? Est-ce donc cela la réponse ? L’on agit trop en fonction de ce que les autres attendent, on ne peut pas être soit même sans y perdre forcement quelque chose, ou sans blesser les autres ?