vie et avis perso d'une sur-vivante. Blog d'information et d'aide aux rongeurs.
- « tu vas me laisser ? »
Et voila un toute petit phrase et pourtant elle pourrait tellement faire souffrir…
Que répondre ?
Mais c’est évident voyons ; me répondrait les gens sensés, si tu l’aimes, tu réponds que non, pourquoi voudrais tu le quitter si tu l’aimes et qu’il t’aime, tout le monde ne rêve-t-il pas d’être aimé en retour et de vivre cette grande aventure à deux ? Et si cela ne va pas, rassemble ton courage, mais il faut que tu lui dises non.
Ça paraît simple alors de savoir quelle est la réponse à cette petite question, mais alors pourquoi pose-t-elle tellement de doutes dans mon esprit ? Alors, on cherche une issue de secours, on ne veut pas répondre, quelque soit la réponse, on esquive ce qui gêne…
-« Pourquoi penses-tu cela ? »
Bien sur, c’est essayer de se donner du temps pour savoir que répondre, c’est une feinte pour ne pas répondre de suite, mais c’est pourtant sincère : on se demande pourquoi cette question soudain…
-« parce que tu remets beaucoup en doute...
C’est normal de se remettre en question mais tu le fais beaucoup et j'ai peur que tu penses au bout d'un moment que vu nos différences, et malgré nos sentiments, tu ne veuilles plus continuer... »
C’est vrai… j’ai toujours été quelqu’un qui aimait se torturer l’esprit juste pour le plaisir, j’aime trouver la faille dans le système, chercher, chercher encore, jusqu’à être sure de la fiabilité.
Certaines personnes pensent que c’est parce que nous avons tellement l’habitude d’être malmené par la vie et la société que nous ne croyons plus que le parfait ou presque parfait puisse exister aussi petit qu’il soit, que ce serait une perte de confiance.
Ou que la vie nous rends cynique ou juste réaliste et que le parfait n’existant pas, on veut savoir tout de suite avant de mettre notre cœur en gage, quels sont les défauts de fabrique.
Serait-ce alors une auto-défense ?
Sommes-nous devenus à ce point méfiant ?
Une relation peut elle marcher dans ses conditions ? Si nous cherchons seulement à nous protéger, nous sommes alors égoïstes, puisque nous n’envisageons pas l’autre, alors pourquoi avoir cette volonté de départ de nous lancer dans une histoire à deux ? Serait-ce qu’au fond de nous subsiste une part d’âme d’éternel optimiste, comme les petites filles qui sont persuadées de se marier avec le prince de leurs rêves?
Mais si ce n’est pas le cas, pourrons nous jamais s’investir dans une relation en ayant sans cesse peur que notre cœur se brise ?
Mon problème, est que mon cœur me dit que c’est le bon, même ma raison le dit, c’est le prince que toute petite fille voit dans ses rêves arriver pour la prendre dans ses bras et l’emmener marier en grand apparat. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants…
Pourtant, je sens que je ne suis pas prête pour ce genre de vie, je ne veux pas m’attacher, je tiens encore à ma liberté, je rêve comme n’importe quel oiseau de voler où je veux sans être dépendent des courants… je veux profiter de mon adolescence, faire la fête comme une folle, se faire sermonner par des adultes pour les bêtises que l’on a commises. Je veux pouvoir partager des moments avec quelqu’un
de mon âge qui ait les mêmes activités que moi, qui voit la vie comme moi, qui regarde vers le futur comme un gamin rêveur même s'il sait que tout ce qu'il veut ne se réalisera pas, qui ait des tas de rêves et d'envies, qui croit encore à la vie, qui est des folies plein la tête, avec qui je puisse travailler le soir en sortant des cours, avec qui j'ai envie de passer des bons moments seul à seul mais aussi avec ses amis. Je veux une relation dont on profite sur le moment que l’on s’imagine éternelle, mais que dans le fond, on sait n’être que de passage, je ne cherche pas encore la perle rare avec qui faire ma vie.
Alors pourquoi se présente-elle devant moi ?
Est-ce la vie qui se nous souri ironiquement ou nous donne-t-elle simplement une chance à saisir ? Nous nargue-t-elle : « tu vois, les bonnes choses n’arrivent jamais au bon moment ! Tu ne trouvera jamais l’accord parfait » Ou justement nous dit-elle de ne pas perdre espoir ? « Il existe encore et toujours des princes, regarde, il ne faut jamais désespérer »
Mais comment savoir ce qu’il faut comprendre, serait-ce à notre façon de voir la vie sur le moment d’interpréter ? Et si l’on se trompait ?
Parce que concrètement, comment savoir avant même de savoir le métier que l’on fera, la vie que l’on mènera, la taille des vêtements que l’on portera, bref, avant d’avoir fini notre enfance et de connaître bien le monde, comment savoir si telle personne fera notre bonheur ? Comment pourrait-on vouloir faire sa vie avec quelqu’un malgré tout l’amour qu’on lui porte alors que l’on n’a toujours pas sa place dans la société ?
Est-ce bruler les étapes ?
Doit-on renoncer sous peine de perdre tout ce que l’on n’a pas encore et qui nous attends ? « Et si quelque chose de meilleur nous attendais » se demande-t-on toujours… mais à force de tout refuser, à force de vouloir un parfait qui ne se présenteras pas, on finit par se retrouver sans plus personne. Mais quand le bon moment est-il arrivé ? Peut-on jamais être sure que dire oui à un mariage est la bonne décision ?
L’essentiel serait-il de toujours tenter, en étant sur qu’il y aura quelqu’un pour ramasser nos morceaux si cela finit mal, ou faut-il mieux ne pas tenter dans le doute, et affronter plus tard en cas d’erreur ses regrets ?
Peut-on se fier à son instinct ou celui-ci dans certain cas est faussé, serait-ce vrai que l’amour nous rend incapable de prendre la bonne décision malgré une raison, les expériences et un instinct de la meilleure qualité qu’il soit ? Mais alors à qui devrait-on se fier pour savoir et si l’on a personne que doit-on décider ? Ce serait bien de pouvoir faire des pauses et des retours en arrière, cela nous permettrais d’éviter nos erreurs les plus monumentales.
Est-il vrai qu’une simple erreur de parcours peut chambouler à tout jamais notre vie ?