vie et avis perso d'une sur-vivante. Blog d'information et d'aide aux rongeurs.

Le juste milieu n’est-il qu’un pis aller ? Un choix par défaut ?
Si l’on rend tous ses cadeaux par exemple à quelqu’un que l’on a aimé et de qui on s’est séparé, est-ce une preuve d’égoïsme comme pour dire : « la vue de tout cela me fait trop penser à toi et donc à ce qui n’est plus » ? Ou est-ce tout simplement une façon d’envisager la vie réaliste et concrète : on ne peut avancer en ayant les poids du passé ? Ou encore, est-ce tout simplement de l’honnêteté, si on aime plus, pourquoi garder des objets qui dans le présent n’ont plus aucune importance dans notre vie ? Autant mettre en actes ses sentiments.
Et si ce n’est pas quelque chose que l’on ferait, peut-on jeter la pierre à ceux qui le font ? Et si nous les critiquons, est-ce parce que nous sommes jaloux de leur capacité à se détacher du passé ou est-ce par manque de courage de ne pouvoir le faire soi-même ou simplement par tristesse de se savoir rejeté sans aucun regret ? Avons-nous peur de ne plus exister même chez quelqu’un que l’on ne verra plus ? Faut-il laisser des marque sur terre pour se prouver que l’on a bien vécut ?
Mais qui ne dit pas que tout simplement on n’a jamais le courage d’assumer entièrement ses actes et décisions et que l’on préfère comme beaucoup de couples les relations calmes et platoniques aux relations passionnelles qui ne manquent de s’éteindre un jour prochain ?
A-t-on peur de prendre des risques ? Dans n’importe quel domaine que ce soit…
Mais alors, la vie ne serait-elle pas qu’une vie par défaut ?
Mais d’un autre coté, le fait de tout rendre, n’est-ce pas un signe de refus de justement que la relation soit finie ? Comme pour se forcer soi-même à oublier que l’on a eu une histoire un jour avec cette personne… Serait-ce alors de la lâcheté ? Ce serait faire une croix sur ce que l’on vécut, sur ce qui a fait partie de notre vie, et si nous faisons cela pour tout, que resterait-il de notre vie ?
Peut-on faire sa vie à la carte, en ne gardant qu’une sélection très précise d’évènements, de souvenirs, de personnes, de lieux…
Et qu’est-ce qui nous donne le droit par rapport à ce que nous décidons d’effacer de l’inclure dedans, de ne pas lui demander son avis, de le faire souffrir plus que tout en lui renvoyant toute un cycle de vie à la face, en faisant comprendre que finalement, cela n’a pas compté, que cela n’a été que tu temps gâché ?
Est-ce une décision dont on est seul juge que de n’avoir qu’un tout ou rien ?
Cela dépend du degré d’implication des différentes personnes dans l’histoire, et des liens entre elles, je pense qu’il n’y a jamais aucune solution absolue, et si choisir entre tout ou rien dépend des caractères, et des natures, ça dépend aussi de l’interaction de ces personnes. Il faudrait seulement avoir le courage de faire ce que nous dicte notre cœur, il a toujours raison et même quand il se trompe, il en sort au moins une chose de bonne quelle qu’elle soit et qu’importe sa nature ou sa taille. Et il reste toujours les souvenirs qui, s’ils sont mauvais, avec le temps s’améliorent presque toujours ou s’estompent pour laisser la place aux bons.
Merci Dame Nature, merci Mister temps…